
Par Marylou Beaudry
Le 29 septembre 2026
Le pouvoir de l’inconscient
Qu’est-ce qu’on veut dire par là?
L’inconscient désigne d’abord la partie automatisée de votre cerveau. Celui-ci est constitué d’environ 86 milliards de neurones qui communiquent entre eux à travers un immense réseau de connexions.
Marcher, parler, conduire, danser, jouer d’un instrument ou pratiquer un sport active des réseaux neuronaux. Ces connexions se développent et se renforcent grâce à l’apprentissage et à la répétition. Plus un circuit est sollicité, plus son activation devient facile et automatique. Ce qui demandait autrefois beaucoup d’attention devient ainsi un réflexe.
Prenons l’exemple du tennis. Si vous n’avez jamais joué, vous devrez d’abord porter consciemment votre attention sur plusieurs éléments : votre position, votre prise de raquette, votre mouvement, la trajectoire de la balle, etc. À force de répéter les mêmes gestes, votre cerveau développe et renforce les circuits neuronaux associés. Avec le temps, ces mouvements deviennent automatiques.
Le même principe s’applique à certaines habitudes et à certains comportements.
Si, par exemple, vous avez développé l’habitude de procrastiner dans certaines situations, ce comportement peut devenir de plus en plus automatique. Même si, consciemment, vous souhaitez agir autrement, votre cerveau empruntera le chemin qu’il connaît déjà.
Et voici la bonne nouvelle : notre cerveau peut changer et se reprogrammer.
Cette capacité s’appelle la neuroplasticité.
Tout au long de notre vie, notre cerveau peut créer, modifier et renforcer des connexions neuronales en fonction de nos apprentissages et de nos expériences. Nous pouvons donc développer de nouvelles façons de réagir et de nouveaux comportements qui correspondent davantage à ce que nous désirons consciemment.
Ce que l’épigénétique nous permet d’observer.
Aujourd’hui, la science de l’épigénétique étudie les mécanismes qui peuvent modifier l’expression de nos gènes. Il est établi que l’expression de nos gènes peut varier en fonction de nombreux facteurs, notamment l’environnement, l’alimentation, l’activité physique, le sommeil, le stress et différentes expériences vécues.
Notre manière de vivre une situation peut jouer un rôle important dans l’expression de nos gènes. Deux personnes peuvent traverser une expérience semblable sans la percevoir ni la ressentir de la même façon. Leur niveau de stress, leurs réactions physiologiques et les conséquences à long terme pourront donc être différents.
Les recherches sur le stress, le cerveau et l’épigénétique nous permettent aujourd’hui de mieux comprendre les liens complexes qui existent entre nos expériences, notre environnement, notre état physiologique et l’expression de certains gènes.
Mais allons encore un peu plus loin.
Nos réactions, notre façon de vivre les événements et de les ressentir ne sont pas uniquement influencées par nos propres expériences. Lorsque nous venons au monde, nous arrivons déjà avec certaines prédispositions et influences héritées. Autrement dit, votre cerveau porte déjà une programmation. Votre histoire ne commence donc pas uniquement à votre naissance : elle s’inscrit également dans une histoire familiale et biologique qui vous précède.
Cela peut contribuer à expliquer pourquoi, devant une même situation, deux personnes peuvent avoir des réactions complètement différentes.
Prenons un exemple.
Un conflit important surgit dans un couple.
Une personne pourrait penser immédiatement à la séparation. Elle se mettra rapidement en mode solution : « Si nous nous séparons, qu’est-ce que je fais? Où vais-je habiter? Comment allons-nous nous organiser? » Elle commencera déjà à élaborer un plan en vue d’une éventuelle séparation.
Une autre personne pourrait réagir de façon complètement différente. Elle pourrait rester figée, sans parvenir à envisager de solution. Pour elle, la séparation n’est même pas une option. Son réflexe sera plutôt de s’accrocher à la relation et de rester, coûte que coûte.
Même situation. Deux personnes. Deux réactions complètement différentes.
Pourquoi?
Parce que notre réaction dépend de la façon dont notre cerveau (inconscient) interprète ce que nous vivons. Cette interprétation est influencée par notre histoire, nos expériences passées, nos blessures et les empreintes émotionnelles que nous portons.
Ainsi, un même événement peut être interprété de façon complètement différente d’une personne à l’autre et, selon le sens que notre cerveau lui attribue, déclencher une émotion différente.
Ce n’est donc pas seulement l’événement qui provoque l’émotion, mais aussi la façon dont nous le percevons et l’interprétons.
Le pouvoir de l’inconscient
Il serait trop simple de dire que « nos pensées modifient directement nos gènes ». Il serait plus juste de dire que nous pouvons agir consciemment sur les mécanismes qui influencent leur expression. En modifiant de façon consciente l’émotion associée à une expérience, nous pouvons alors exercer une influence directe sur l’expression des gènes associés.
Autrement dit, nous ne sommes pas prisonniers de nos automatismes ni de nos conditions physiques.
Où intervient le décodage biologique?
Dans l’approche du décodage biologique, nous cherchons à identifier concrètement l’émotion vécue face à une expérience qui aurait déclenché une réaction.
Le décodage biologique propose ainsi une démarche qui vous permet d’identifier plus précisément ce sur quoi vous devez travailler.
Une fois ces mécanismes identifiés, un travail de changement peut commencer.
Parfois, une prise de conscience suffit à porter un nouveau regard sur une expérience et, par conséquent, à modifier l’émotion qui y est associée. Dans d’autres situations, un travail plus répétitif sera nécessaire afin d’intégrer progressivement une nouvelle façon de penser, de ressentir ou de réagir.
Ce travail peut se faire de différentes façons : par des mantras, des processus d’intégration, la réécriture de l’histoire, la visualisation, la méditation ou encore d’autres outils permettant de répéter et de renforcer une nouvelle façon de percevoir et de ressentir une situation.
L’objectif est que, progressivement, cette nouvelle réponse devienne plus naturelle et puisse remplacer l’ancien automatisme.
Et c’est ici que nous revenons à la neuroplasticité :
Notre cerveau (l’inconscient) étant programmé, il est donc reprogrammable.
Comprendre nos automatismes nous donne donc une possibilité précieuse : celle de ne plus simplement les subir, mais de participer consciemment au changement.
Conclusion
Si, comme moi, vous trouvez ce sujet fascinant et que vous avez envie de mieux comprendre ce qui se joue derrière vos réactions, vos émotions et certains automatismes, je vous invite à poursuivre cette exploration avec nous.
Lors de notre webinaire gratuit du 3 octobre, nous irons plus loin dans la compréhension du pouvoir de l’inconscient, de la façon dont certains mécanismes se mettent en place et, surtout, de notre capacité à en créer de nouveaux.
Parce que mieux comprendre ce qui nous programme, c’est aussi commencer à découvrir sur quoi nous pouvons agir pour changer.
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